Qu’est-ce que le projet de naissance?

Le projet de naissance est un document que vous écrivez avec votre conjoint. Il permet d’expliquer à l’équipe médicale qui va vous prendre en charge, quelles sont vos préférences sur la grossesse, le travail, l’accouchement, et le post-partum.

Le projet de naissance est un document ne doit pas être très long, ça fait à peu près une page. Je vais vous donner l’exemple de projet de naissance. Qu’est ce que vous pouvez écrire dans le projet de naissance. En France, on n’est pas tellement habitué à avoir ces projets de naissance. Généralement, quand vous présentez un projet de naissance dans un hôpital en tous les cas, la sage-femme elle vous regarde, elle va se dire, “oh… encore une qui a un projet de naissance”. Je sais parce que je faisais partie de ces sages-femmes-là. Mais en fait, aujourd’hui, je l’utilise moi dans ma pratique. C’est vrai quand même qu’on arrive à mieux prendre en charge les couples, si on sait ce qu’ils veulent. Bien évidemment, ça dépend de l’exigence que vous apportez dans votre projet de naissance. Il faut aussi être réaliste et aussi accepter qu’à l’hôpital, il y a certaines règles.

Checklist du projet de naissance

Nous allons reprendre point par point les différents sujets du projet de naissance. Et je vais vous expliquer un petit peu quelles peuvent être vos options et comment rédiger un projet de naissance. Nous allons voir la checklist du projet de naissance en détaillant: l’environnement de l’accouchement, la gestion de la douleur, les interventions, l’accouchement

L’environnement de l’accouchement

Présence du conjoint pendant le travail, pendant le post-partum

Dans le cadre général, on va dire, de votre prise en charge, dans le cadre plutôt environnemental. C’est tout simplement demander si votre conjoint peut être présent le jour du travail et de l’accouchement. Est-ce qu’il peut être également présent dans le post-partum. Si oui, dans ce cas-là, peut-être le mentionner dans votre projet de naissance en disant que vous souhaiteriez que votre conjoint soit là pendant tout le long du travail et de l’accouchement.

Présence d’autres accompagnateurs

Vous pouvez également demander s’il peut y avoir une autre personne qui peut se joindre à vous. Combien d’accompagnants sont autorisés en tous les cas le jour du travail et de l’accouchement. Si jamais vous voulez que votre sage-femme vous accompagne par exemple. Qui peut vous accompagner ? Et quelles sont les règles en termes d’accompagnement ?

Décoration de la salle d’accouchement, musique, photos, lumière

Dans la salle d’accouchement, vous pouvez demander de ramener votre propre musique. Préparer un environnement plutôt calme. Diminuer un petit peu la lumière, ramener vos photos, peu importe ce qui vous fait plaisir. Encore une fois, je le répète, pas de bougies ou pas d’encens. Surtout pas de choses inflammables en tous les cas. N’hésitez pas à demander s’il est possible d’essayer de rendre la salle un petit peu plus sympa et un petit peu plus calme et relaxante.

Certaines études montrent que si on est dans un environnement plutôt calme et plutôt relaxant, on diminue le risque de complications parce que la femme se sent mieux et du coup elle arrive à mieux gérer le travail et l’accouchement, et du coup à mieux respirer, du coup à mieux oxygéner le bébé. Il faut leur demander quelles sont les options en termes de mise en place de la salle d’accouchement.

Vêtement pendant le travail et l’accouchement

Demandez à travers votre projet de naissance si vous pouvez porter vos propres vêtements pendant le travail et l’accouchement. Vous n’êtes pas forcément obligé de porter la tenue de l’hôpital. Vous pouvez probablement porter vos propres vêtements pendant le travail et l’accouchement. Essayez de viser quelque chose qui soit pratique, large, on a besoin quand même de quelque chose de large. Je conseille plutôt à mes patientes d’avoir une sorte de kimono, que vous pouvez facilement enlever de façon à faire passer l’intraveineuse. Demandez si il y a une possibilité que vous portiez vos propres vêtements plutôt que de porter la chemise de l’hôpital ouverte dans le dos par exemple.

Avoir de la nourriture et des boissons pendant le travail

Une autre option qui peut éventuellement s’offrir à vous, c’est la possibilité de pouvoir manger et boire pendant le travail. Sachez que là où j’exerce, à l’étranger, ça ne pose absolument pas de problème. Les femmes mangent et boivent pendant le travail. En l’occurrence, on voit vraiment la différence, elles arrivent à beaucoup mieux gérer le travail, elles ont beaucoup plus d’énergie.

Il ne s’agit pas de manger des choses très lourdes ou de manger comme un vrai repas. C’est plutôt des petits snacks, vous voyez comme si vous courriez un marathon. Ça peut être des barres de céréales, ça peut être des petites noix, des fruits secs… Demandez à l’équipe médicale qui va vous prendre en charge s’il y a la possibilité pour vous de pouvoir avoir des petits snacks ou alors ça peut être des petits jus un peu énergisants. Généralement sans pulpe pour éviter justement les rejets. 

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Pour les équipes anesthésie, généralement ça ne fait pas vraiment de différence. De toute façon, quand on est enceinte, si jamais il y a une urgence, il vous considère quoi qu’il en soit estomac plein. Quitte à vous considérer estomac plein, autant en profiter et qu’il soit un petit peu plein. C’est vraiment une histoire de négociation avec les équipes médicales. Si vraiment, ils ne veulent pas et qu’ils vous expliquent que pour une sécurité médicale, c’est niet. Dans ce cas-là, très bien. Mais c’est bien de se renseigner et de savoir s’il y a quand même la possibilité de pouvoir manger un petit morceau. Et savoir si vous pouvez mettre des petits snacks dans votre valise de maternité.

Prendre des photos et vidéos pendant le travail et l’accouchement

Demandez également s’il y a la possibilité de prendre des photos ou des vidéos pendant le travail et l’accouchement. Il est toujours bien de demander quand même la permission aux équipes médicales. C’est généralement bien apprécié.

projet de naissance

La gestion de la douleur

La deuxième partie de votre projet de naissance va considérer la gestion de la douleur. On en a parlé de cette douleur. Elle est présente. Vraiment, c’est un choix extrêmement personnel, ça dépend des femmes. Si vous souhaitez par exemple accoucher naturellement sans péridurale, c’est quand même bien de le noter dans votre projet de naissance en disant: “J’aimerais bien accoucher sans péridurale. S’il vous plait, ne proposez pas la péridurale” parce que sincèrement vous allez craquer. “Ne me proposez pas la péridurale. Moi, j’ai dans mon projet de naissance, je veux accoucher sans péridurale. Et si vraiment j’ai besoin de la péridurale, je le demanderai moi-même”.

Accoucher sans péridurale

Dans ce cas-là, n’hésitez pas à leur demander quelles sont les options qui s’offrent à vous? Les moyens naturels qu’ils ont pour gérer la douleur? Est-ce qu’il y a une douche? Est-ce que vous avez la possibilité de prendre un bain? Est-ce que vous pouvez bouger dans différentes positions? Utiliser la yoga-ball. Demandez aux professionnels de santé ce qu’ils vous autorisent à faire pour pouvoir gérer cette douleur de façon naturelle.

Accoucher avec péridurale

Au contraire, il y a des femmes qui me disent: “Moi la péridurale, je la prends, et si je peux l’avoir le plus tôt possible, je la prends le plus tôt possible”. Généralement, on dit dans les maternités de ne pas la mettre trop tôt cette péridurale, parce que sinon ça risque d’arrêter tout le travail.

Je ne suis pas d’un côté ou de l’autre, je pense que la décision vous appartient. Vous pouvez  très bien dire dans votre projet de naissance: « je souhaiterai avoir la péridurale, mais j’ai compris que ce n’était pas bien de l’avoir trop tôt, donc est-ce que vous pouvez m’indiquer quel est le meilleur moment pour avoir la péridurale ». Ça peut être par exemple une des options.

Vous pouvez très bien écrire dans votre projet de naissance: “Je ne veux absolument rien sentir, je veux que dès les premières contractions avoir la péridurale. Et je suis consciente que ça va augmenter le risque de césarienne, mais ça ne me dérange pas. Je préfère avoir cette option-là. Je suis consciente que vous allez devoir probablement utiliser des produits pour accélérer les choses”. 

Les interventions pendant le travail

Le monitoring

Dans le projet de travail, on peut également parler des différentes interventions qui peuvent possiblement arriver pendant le travail. On va écouter le cœur du bébé en continue, alors justement pas forcément en continue, mais en tous les cas, on va écouter le cœur du bébé avec un monitoring. Un monitoring, c’est une machine avec deux capteurs, un capteur pour les contractions, un capteur pour le cœur du bébé. Et la plupart du temps, cette machine est reliée à une machine fixe, donc avec des fils. Du coup vous ne pouvez pas trop bouger.

Sachez que dans les recommandations internationales, si votre grossesse est normale, et que le cœur du bébé bat bien, et qu’il n’y a pas de risque, il est tout à fait possible d’écouter le cœur du bébé par intermittence, et pas d’avoir un monitoring en continue. C’est aussi à mettre dans votre projet de naissance. “Je souhaiterai, si possible et si tout va bien, avoir un monitoring intermittent de façon à ce que je puisse bouger, prendre une douche, prendre un bain si je le souhaite pendant le travail”.

Sachez que dans certaines maternités, il existe des monitorings sans fils. Alors, ça c’est super. Vous pouvez bouger et faire ce que vous voulez sans pour autant être connectée à la machine, et du coup être réduite en termes de mobilité.

Les intraveineuses

D’autres interventions qui peuvent être réalisées au cours du travail, c’est l’intraveineuse. Pas de négociation possible. L’intraveineuse, elle est nécessaire et importante. Pourquoi? Parce qu’on sait jamais ce qui peut se passer. Si jamais vous vous mettez d’un seul coup à saigner et que vous n’avez pas de voie veineuse, vos veines se collapsent, et on ne peut plus rien faire. Donc, avoir une voie veineuse, c’est important à partir du moment où vous êtes en travail.

On peut lire parfois sur des sites non-professionnels, “oh mais non… faites le naturel à la maison sans voie veineuse ou je ne sais pas quoi”. Non, une voie veineuse, elle est importante. Et si vous accouchez dans une maternité, ce ne sera très probablement pas négociable, et ils auront raison. Par contre, ce que vous pouvez demander, c’est avoir une voie veineuse qui soit bloquée, c’est à dire pas forcément connectée à un fil et à un fluide, mais avoir la possibilité de pouvoir bloquer la voie veineuse, de façon à ne pas être connectée et pouvoir bouger comme vous le souhaitez.

Accélérer le travail

Dans certaines cliniques, il se peut qu’on vous donne un peu d’ocytocine qui est une hormone pour accélérer le travail. Parce que je ne sais pas, le médecin doit partir dans les quelques heures qui arrivent. Ça peut paraître un peu caricatural ce que je dis, mais en tant que sage-femme, je l’ai moi-même vu. Vous pouvez aussi noter dans votre projet de naissance que vous ne souhaitez pas que l’on utilise de produits pour augmenter le travail, si ce n’est pas nécessaire. Si vous avez la péridurale et qu’il y a une petite diminution des contractions, que le col ne s’ouvre pas, dans ce cas-là bien évidemment, c’est nécessaire.

En revanche, si tout va bien et que le col s’ouvre, et que le cœur du bébé bat bien, et que tout va bien. Il n’y a aucune raison d’augmenter votre travail, il n’y a pas de raison de vous mettre un produit s’il n’y en a pas besoin. Généralement dans les structures publiques, pour être tout à fait honnête avec vous, on le met que quand c’est nécessaire. Mais c’est vrai que certaines pratiques parfois sont un peu surprenantes notamment dans les structures privées, pour ne pas être trop caricaturale. C’est bien aussi de dire, “moi, je veux que si c’est nécessaire”.

L’accouchement

La position pour accoucher

Pour poursuivre par ordre chronologique votre projet de naissance, on arrive maintenant directement à la poussée. Typiquement l’accouchement en lui-même, et ça peut être pas mal de demander si vous pouvez accoucher dans la position que vous souhaitez. Comme on l’a vu ou comme vous allez probablement le voir pendant la préparation à l’accouchement. Les positions allongées sont quand même clairement les moins favorables à un accouchement naturel. Le mieux reste encore d’accoucher accroupie ou sur le côté.

Il y a beaucoup de sages-femmes hospitalières un peu réticentes à ce genre de pratique. Ils disent, “oh, les sages-femmes qui parlent de ça, elles ont jamais accouché”. Ce n’est pas vrai, moi, je continue à faire mes accouchements, et mes patientes n’accouchent pas sur le dos. J’ai travaillé à l’hôpital où beaucoup de mes collègues n’accouchaient pas sur le dos. C’est tout à fait possible sauf si bien évidemment il y a une condition médicale en particulier. N’hésitez pas à leur demander si c’est une option qui peut éventuellement s’offrir à vous.

Accoucher dans l’eau

Vous pouvez avoir la possibilité d’accoucher dans l’eau. N’hésitez pas à regarder notre vidéo sur l’accouchement dans l’eau, les pour et les contre, parce que c’est un vrai débat. Dans tous les cas, si vous souhaitez accoucher dans l’eau, et si l’option est disponible dans la maternité dans laquelle vous êtes, ça peut être une possibilité. Vous pouvez tout simplement écrire: “Je souhaiterai avoir la possibilité d’effectuer le travail dans l’eau, et au moment où il faut pousser, pouvoir sortir de l’eau pour pouvoir accoucher en dehors de l’eau”. C’est le but du projet de naissance, c’est de leur expliquer ce que vous souhaitez et ce que vous aimeriez bien avoir ou ne pas avoir.

Le type de poussée

Toujours au moment de l’accouchement, le type de poussée. Comme vous l’avez vu pendant la préparation à l’accouchement, il existe différents types de poussées. La poussée en expiration ou la poussée bloquée, et chacune ont des avantages et des inconvénients. C’est à vous de dire ce que vous souhaitez. “Je préférerai essayer la poussée en expiration” par exemple. Ou alors, “la poussée en expiration, moi, j’ai essayé pendant le cours, ça n’a pas marché, j’aimerai bien être coaché pour savoir un petit peu comment faire”. Ou encore “J’aimerais bien être coaché sur la poussée bloquée”. Dans tous les cas, expliquez quel type de poussée vous souhaitez au cours de votre accouchement.

L’épisiotomie

Egalement un grand débat, c’est l’épisiotomie et la déchirure. Pour être pas trop caricaturale, et à 100% honnête avec vous, en hôpital public on ne fait plus d’épisiotomie. L’épisiotomie ne protège pas contre la déchirure comme on l’a vu en cours. Donc, à l’hôpital public, on le fait que si vraiment c’est nécessaire. Maintenant, il est possible que certains médecins continuent à le faire de manière un peu systématique, que dans certains établissements, ce soit encore fait de manière systématique. Dans ce cas-là, à vous de préciser ce que vous souhaitez et de dire tout simplement: “Moi, je préférerai que ça déchire naturellement, si ça doit déchirer, je ne souhaite pas d’épisiotomie”. Pensez à l’écrire dans votre projet de naissance.

Prendre directement son bébé

Il y a quelque chose aussi qui est assez sympa et que beaucoup de sages-femmes font. Une fois que la tête du bébé est sortie et que les épaules sont sorties, c’est avoir la possibilité de prendre vous-même le bébé et de le mettre directement contre vous. Si ce n’est pas du tout votre truc, vous dites, “moi, je ne veux pas”. Il n’y a absolument pas de problème. Mais c’est en tous les cas, une option qui peut éventuellement s’offrir à vous. Si ça vous tente, en tous les cas, vous pouvez tout à fait l’écrire dans votre projet de naissance.

Utiliser un miroir

Certaines femmes, décident d’utiliser un miroir de façon à ce qu’elle puisse voir au moment où elle pousse, la tête du bébé sortir. Encore une fois, c’est un choix très personnel. Il y a probablement des femmes qui sourient ou qui sont un petit peu choquées avec ces différentes options. Mais voilà, moi, je ne suis pas là pour juger ou quoi que ce soit. Je suis là pour vous donner toutes les options qui s’offrent à vous. A vous de piocher et d’écrire ce que vous avez envie, et votre partenaire, votre conjoint peut également participer au choix bien évidemment.

Quand couper le cordon ombilical

En continuant dans l’ordre chronologique, les options qui s’offrent à vous pour le projet de naissance c’est d’attendre par exemple que le cordon arrête de battre avant de le couper. Sachez qu’une fois que le bébé est sorti, on le met directement généralement en peau à peau. Le placenta reste connecté à l’utérus, le cordon, entre le bébé et le placenta, lui continue de battre au même rythme que le cœur du bébé. Et si d’ailleurs, vous prenez le cordon  et vous le mettez entre vos doigts, vous allez sentir ce battement de cordon.

Aujourd’hui, il y a beaucoup d’études qui montrent qu’il y a des bénéfices, d’énormes bénéfices à attendre que le cordon arrête de battre avant de le couper. Ça diminue les risques d’hypoglycémie, ça diminue le risque d’anémie fœtale etc. Ça ne coûte rien, il suffit juste d’attendre une ou deux minutes que le cordon arrête de battre. Dès qu’il arrête de battre, on le clampe.

Qui coupe le cordon ombilical

Vous pouvez également préciser dans votre projet de naissance si vous souhaitez vous-même couper le cordon, c’est tout à fait possible. Ou si votre conjoint est encore parmi nous, que ce soit lui qui coupe le cordon. Voilà, ça aussi c’est une des options que vous pouvez mettre dans votre projet de naissance.

Le peau à peau

Une autre option qui s’offre à vous juste après l’accouchement, c’est de mettre bébé en peau à peau. Le peau à peau qui est réalisée de façon systématique dans les hôpitaux publics parce que ça a tellement de bénéfice. C’est fait de façon systématique, c’est de mettre le bébé directement en peau à peau avec vous, contre vous.

Le peau à peau, le bébé sort tout juste, il n’est pas nettoyé, de toute façon, il n’est pas sale, donc comme ça au moins… voilà, et c’est le mettre directement en peau à peau contre vous pour qu’il puisse se réchauffer, pour qu’il puisse activer tous les réflexes de l’allaitement, si vous souhaitez allaiter. Ça a énormément de bénéfices pour vous et pour votre bébé. C’est une option à mettre dans votre projet de grossesse.

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bandeau peau à peau

Encore une fois, c’est fait de manière plus ou moins systématique dans les hôpitaux publics. Il y a encore certains établissements qui rechignent un petit peu à le faire, donc demandez si c’est une option qui peut éventuellement s’offrir à vous. Sachez que pour que le peau à peau soit efficace comme on l’a vu en cours, il faut qu’il soit à peu près… qu’il dure à peu près une à deux heures.

L’allaitement

Si vous souhaitez allaiter et que vous voulez augmenter vos chances de réussite d’allaitement. N’hésitez pas également à demander à ce que vous puissiez allaiter votre bébé le plus tôt possible. Sachez que si vous voulez augmenter les chances de réussite de votre allaitement, la première tétée doit être faite dans la première heure qui suit l’accouchement. D’ailleurs, c’est une des premières choses que votre bébé va faire, si vous le mettez directement au peau à peau, il va tout de suite commencer à ouvrir la bouche et chercher le sein. C’est un des premiers réflexes, donc suivez les réflexes de votre bébé, suivez l’instinct, et laissez-le aller au sein directement.

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Et également leur dire et leur spécifier si vous souhaitez allaiter ou pas. Sachez que vous n’êtes absolument pas obligé d’allaiter et que si vous ne souhaitez pas allaiter, c’est bien de le noter. Ou alors, à chaque fois que quelqu’un rentre dans la chambre… “Alors, l’allaitement, comment ça se passe? Et bah non, je n’allaite pas”, vous voyez, enfin voilà. C’est plein de petites choses comme ça. Si vous ne souhaitez pas allaiter, très bien, c’est votre choix. Dans ce cas-là, personne ne doit vous juger pour ça, et… voilà. Ecrivez-le sur votre projet de naissance: “Moi, je ne souhaite pas allaiter. Merci de ne pas m’en parler” par exemple. Ou alors au contraire: “Je souhaite vivement allaiter. J’aimerais être encouragée dans ce sens. S’il vous plait, ne m’offrez pas de lait en poudre, ou n’offrez pas de l’eau sucré à mon bébé ou ce genre de choses, parce que je souhaite allaiter, et je souhaite être soutenue et encouragée en ce sens”. Voilà, juste leur dire ce que vous souhaitez ou pas

Sachez que la sage-femme va pouvoir évaluer les conditions du bébé et s’assurer que le bébé respire bien, qu’il est bien rose, qu’il a un bon tonus, qu’il est bien actif directement sur votre… directement sur vous… On n’est pas obligé de prendre votre bébé pour faire les soins, pour s’assurer que tout va bien. Non, on peut directement regarder directement sur vous. Si tel est le cas, que le bébé va très bien, dans ce cas-là, on peut poursuivre le peau à peau. Par contre bien évidement, s’il y a des soins urgents à faire, on n’en discute pas, le peau à peau ça passe un peu à la trappe et vaut mieux en effet faire les soins d’urgences. Mais en tous les cas, sachez que le poids, la taille, les premiers médicaments donnés aux bébés, ça peut attendre d’être retardé le temps que le peau à peau se termine.

La césarienne

Dans votre projet de naissance, ça peut être également bien de parler de la césarienne. Si une césarienne est nécessaire, précisez que vous ne souhaitez une césarienne que si c’est réellement nécessaire. Encore une fois, à l’hôpital public, ce sera fait de toute manière que si elle est réellement nécessaire. Et peut-être demander s’il y a la possibilité pour votre conjoint d’être présent. Dans certains établissements c’est le cas, dans certains ça se négocie, et dans d’autres c’est pas du tout possible. Mais dans tous les cas, c’est peut-être bien de leur demander s’il est possible que votre conjoint puisse se joindre à vous au moment de la césarienne. Il ne verra rien, ce sera caché avec des champs, il y aura un drap. Mais c’est une des options en tous les cas, que vous pouvez demander.

Et quand bien même vous avez une césarienne, il est tout de même tout à fait possible de faire du peau à peau avec votre bébé et que votre bébé tète le sein, et allaiter votre bébé directement. Et ce, même si vous êtes encore sur la table d’opération. C’est fait dans certaines maternités, c’est tout à fait possible. Maintenant, si l’équipe médicale est réticente, peut-être leur demander s’il y a la possibilité pour le papa de faire du peau  à peau. Dans ce cas-là, on prend le bébé, on vous le montre, vous lui faites un petit bisou, et le papa fait du peau à peau, comme ça on garde tous les bénéfices du peau à peau.

Ce sont des options pareilles qu’il va falloir peut-être écrire sur votre projet de naissance. Et peut-être en discuter avec l’équipe médicale, et leur demander si c’est des options qui s’offrent à vous, dans l’établissement dans lequel vous êtes.

Conclusion de cet exemple de projet de naissance

Globalement ce sont un petit peu toutes les options qui s’offrent à vous. Encore une fois, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, très loin de là. Il y a juste ce que vous décidez de faire. Un projet de naissance, ça doit être court, ça doit tenir sur une page. Avant de le ramener le jour de l’accouchement, “tenez voilà mon projet de naissance”. C’est bien d’en discuter avec votre sage-femme et de lui dire: “Voilà, moi c’est ce que je souhaiterai dans l’idéal, qu’est ce qui est possible, qu’est ce qui n’est pas possible”, quitte à re-modifier le projet de naissance en fonction des protocoles de l’hôpital.

J’espère que ces quelques conseils vont vous aider à compléter votre projet de naissance. Bonne rédaction et à bientôt.