La saviez-vous ?

« Plus d’un couple sur six rencontre, à un moment de sa vie, des difficultés pour réaliser son désir d’enfant », atteste le Dr Miguel Jean dans son ouvrage « Le Couple face à l’infertilité ».

Ils ont moins de 35 ans, le meilleur âge pour concevoir un bébé et pourtant, pour eux, les choses sont plus compliquées…

Aujourd’hui je vous partage le très touchant témoignage d’Oana qui nous raconte son parcours : un puissant message d’espoir.

« Bonjour, je m’appelle Oana, je suis une femme active de 34 ans (33 à l’accouchement 😊), pleine de vie, qui adore les enfants, j’ai mes angoisses et mes craintes, mais aussi un fort caractère. Je souhaite raconter mon histoire, car je veux que d’autres femmes soient motivées dans leur désir d’avoir un enfant et d’avoir l’accouchement qu’elles ont envie, même si le parcours est difficile.

PMA

Avec mon mari nous avons essayé avoir un enfant, sans succès pendant presque 2 ans. Nous avons effectué tous les tests et analyses nécessaires pour vérifier quel était le problème. Tout allait bien de chaque côté, que ce soit mes analyses ou celles de mon mari. L’interprétation des résultats par les spécialistes de la fertilisation n’était pas satisfaisante : « Vous pouvez tomber enceinte maintenant ou bien dans 5 ans ». Étant donné, que de mon côté j’ai été suivi dans un cabinet par un gynécologue, nous avons pu recevoir les conseils nécessaires pour constituer un dossier, afin de passer à l’étape suivante, celle de la PMA. Le dossier a été accepté dans le CHR Orléans, où nous avons reçu toutes les explications nécessaires en ce qui concerne l’aventure dans laquelle nous nous sommes lancés. L’équipe dirigée par le docteur Bruno Lemaire, a été formidable, et nous sommes plus que reconnaissants pour leur professionnalisme. Pour ma part, après toutes les radiographies, prises de sang, etc., les fameuses injections de stimulation ovarienne ont suivi. En tout, pendant une année (premier essai en mars 2017), nous avons fait 4 inséminations artificielles avec du sperme préparé. Après chaque échec il fallait se relever et se dire que peut-être la prochaine fois nous allons avoir le résultat positif et la nouvelle tant attendue. Au mois de novembre 2017, après la dernière insémination artificielle sans succès, nous avons été conseillés de faire une pause (ce traitement, pour la femme est assez difficile à supporter physiquement et moralement), et nous avons pris RDV début janvier 2018 pour discuter sur la fécondation in vitro.

Début décembre, nous nous sommes offerts un week-end loin des soucis quotidiens, en Auvergne 😉 dans un cadre neigeux, qui me rappelait mon enfance 😊. Pendant la période des injections, je recevais beaucoup de conseils (peu de gens connaissaient notre parcours) de ne pas stresser (voyons, comment rester zen ?!?). Alors, pendant ce week-end, en réfléchissant quelques mois après, l’ambiance zénitude a été à son apogée. Fin décembre, sans beaucoup d’espoir, j’ai fait un test de grossesse, car j’avais un retard de règles. J’avais déjà eu des retards et à chaque fois les tests étaient négatifs . Sans beaucoup de suspense… Premier test positif 😊. J’avais acheté 2 tests de marques différentes dans 2 pharmacies différentes (haha pour être sûre que le lot de tests soit en règle). Même si les 2 tests étaient positifs, je suis allée faire une prise de sang. Il restait qu’à annoncer au futur papa la bonne nouvelle tant attendue 😊) et annuler le RDV pour la procédure de la fécondation in vitro. Maintenant, tenant compte de mon propre cas, je pense avec certitude que la pensée positive peut faire beaucoup de miracles (comme on dit « Tout est dans la tête ! »).

GROSSESSE

Ce chapitre ne va pas prendre beaucoup de place 😉. La grossesse a été la plus belle période de ma vie (avant l’arrivée du bébé et les moments que je passe avec lui 😊). J’ai eu de la chance de ne pas avoir des nausées et j’ai vécu chaque trimestre avec un sentiment de paix et de plénitude. Pendant cette période, j’ai commencé à me sentir plus femme que jamais. À accepter avec bonheur, les transformations de mon corps et à aimer mon « baby bump » à la folie. J’ai commencé la préparation dans l’eau et puis avec une sage-femme libérale qui a formé un petit groupe de 3 futures mamans et leurs conjoints (très sympa niveau ambiance et échanges –> car chaque grossesse était différente). Le seul moment de désespoir a été lors de la dernière échographie, quand on a su que le bébé est toujours positionné en siège décomplété. De mon côté, j’ai été très bouleversée, déjà parce que je n’avais pas trop d’informations sur le sujet, et parce que j’ai pensé que « Bébé en siège = Césarienne »). Je me suis effondrée en larmes pendant mon cours de préparation à la naissance, car je rêvais d’un accouchement naturel (j’envisageais même sans péridurale 😊).

BEBE EN SIEGE

Je ne vous raconte pas l’expression sur les visages des gens qui entendaient que le bébé est toujours en position de siège. De ce fait, j’ai de moins en moins parlé autour de moi, et je me suis concentrée sur la recherche d’information. Tout d’abord j’ai consulté la plateforme BellyBulle, sur laquelle je trouvais à chaque fois bon conseil (je n’ai jamais trop consulté les forums, etc., car beaucoup trop de témoignages tristes (bien que propre à chaque situation). Je vous conseille vivement de regarder la vidéo créée à ce sujet, si vous êtes concernée : Mon bébé est « en siège » : que faire ? .  Avant de tenter la version manuelle externe, j’ai tout essayé de mon côté : acupuncture en cabinet (puis quelques séances sans aiguilles, juste avec le bâtonnet de Moxa, à la maison), yoga, séances chez l’ostéopathe, homéopathie, etc.  Aucun résultat, car le bébé restait dans sa position préférée. Lors de la consultation avec le médecin du CHR d’Orléans, où j’allais accoucher, nous avons compris que la version manuelle externe n’était pas envisageable (pas beaucoup de liquide amniotique, etc., le bébé aurait pu retourner rapidement à sa position fétiche). J’ai clairement exprimé mon souhait d’accoucher par voie basse (tant que le bébé n’est pas en danger et tant que mon corps le permet). La radiographie de mon bassin a confirmé que j’étais pleinement capable d’accoucher par voie basse, il fallait juste garder cette motivation jusqu’au jour J et pendant le travail qui allait être plus difficile.

Je suis arrivée à l’hôpital le 21/08 vers 22h30 et j’ai été admise dans le service grossesses pathologiques, car j’avais une perte de sang contenant du liquide amniotique. Étant donné que le bébé se présentait toujours en siège, j’ai reçu une attention plus particulière et du fait que je n’avais toujours pas de contractions, on m’a laissé le temps nécessaire pour que mon corps se prépare à l’accouchement imminent. À 19h, le 22/08, j’avais des contractions toutes les 30 minutes. Vers 2h30, le 23/08, avec mon mari nous sommes descendus en salle d’accouchement, car les contractions, même si toujours très espacées étaient douloureuses. Par contre, niveau dilatation ça n’avançait guère. On m’a posé la péridurale et je commençais à gérer les contractions selon les exercices de respiration que j’avais pratiqué pendant la préparation. Lors d’une dernière échographie, la position du bébé avait changé, il était toujours en siège, mais avec une jambe dépliée. Ça pouvait expliquer le fait que mon travail était long. Grâce à une équipe en or (sage-femme, anesthésistes, infirmières, docteur, etc., pour vous dire qui y avait du monde autour de moi 😊), qui m’a laissé le temps de dilater et qui a continué à croire et à me donner des forces pour avoir un accouchement par voie basse, j’ai réalisé mon rêve de serrer mon bébé dans mes bras et de lui donner le sein à quelques minutes en dehors de mon ventre. L’accouchement s’est déroulé quand même dans le bloc opératoire, dans l’éventualité où une césarienne était nécessaire. La salle était froide et pas très glamour, mais toutes ces personnes qui m’ont entouré ont créé une ambiance tellement chaleureuse et motivante (des phrases comme : « Vous êtes une championne ! Vous gérez comme une chef ! Allez Maman ! » résonnent toujours dans ma tête 😊). Bébé était dehors en 3 poussées, même si 2h plutôt je ne savais même pas pousser 😊).

Notre petit Marius Henri est né par voie basse, à 15h40, le 23/08/2018. 3.190 kg. 50.50 cm (il a été mesuré à la sortie de la maternité, car plus difficile de le faire au début pour des bébés en siège). Je l’allaite exclusivement et il se transforme tous les jours sous nos yeux en un petit garçon très éveillé (haha il tenait sa tête dès la maternité 😊), sourires qui illuminent son beau visage). Je suis fière de mon bébé et qu’il m’ait choisi comme maman. Maintenant, je dois être à la hauteur de ce nouveau rôle de Maman 😊.

A toutes les mamans : Croyez en vous, nos ressources en tant que femmes sont tellement importantes et inépuisables qu’on peut dépasser n’importe quel obstacle. En plus qu’est-ce qu’on ne fait pas pour nos enfants ! »